Tarot de Marseille Edition Millennium
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∞ Questions fréquentes

• Pourquoi une nouvelle édition du Tarot de Marseille ?

• Sur quelles bases repose le Tarot de Marseille Edition Millennium ?

• Pourquoi les icônes du Tarot de Marseille Edition Millennium paraissent être plus petites
que dans la plupart des Tarot historiques ?

• Pourquoi les noms des cartes du Tarot de Marseille Edition Millennium
comportent-t-ils un "V" à la place du "U" et un "I" à la place du "J" ?

• Pourquoi l’Arcane VI LA MOVREVX et l’'Arcane XIII du Tarot de Marseille Edition Millennium
sont-ils inversés par rapport à la plupart des Tarots historiques ?

• Pourquoi l’Arcane XX LE IVGEMENT du Tarot de Marseille Edition Millennium comporte-t-il un «ruban angevin»
et non une nuée vaporeuse autour de l’Ange ?

• En quoi le Tarot de Marseille Edition Millennium respecte-t-il la tradition des maitres cartiers ?

• Qu’est-ce que la géométrie sacrée et le Cube de Métatron, matrice intégrale du Tarot de Marseille ?

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Vidéos sur la géométrie sacrée, la Fleur de Vie et le Cube de Métatron

Pourquoi une nouvelle édition du Tarot de Marseille ?

     C’est en raison de la dégradation progressive des éditions du Tarot de Marseille à travers les siècles, et en regard de quelques tentatives hasardeuses de restauration récentes, que le Tarot de Marseille Edition Millennium fut réalisé. Il répond à la nécessité de l’existence d’une restitution fidèle, précise et la plus exacte possible du canon traditionnel du Tarot de Marseille, lequel, précisément défini dans sa structure ainsi que dans son iconographie, est en effet comparable à un programme, à un logiciel. Aussi nécessite-t-il, pour bien fonctionner, d’être correctement rendu et «accordé» avec précision. Ainsi, par la précision de la restitution de son iconographie traditionnelle, et par sa pureté géométrique retrouvée (son «Verbe», son langage, son logos), le Tarot de Marseille Edition Millennium redonne enfin à ce jeu initiatique et espiègle toute sa dimension, et par là-même, toute son efficacité en tant qu’instrument de connaissance universel, en plus d’être, par son iconographie épurée et harmonieuse, plus agréable à l’œil pour le jeu. Par ailleurs, jusqu’à présent les rééditions des Tarots de Marseille historiques ne respectaient que rarement les couleurs, les dimensions et les dessins géométriques du dos des cartes (le «tarotage») d’origine, ne présentant au public que des modèles très altérés en regard du canon géométrique traditionnel, tel que l’on peut le retrouver dans certains Tarots historiques qui n’avaient jamais été réédités avant que Yves Reynaud et présent auteur n’entreprennent de le faire avec le label Tarot de Marseille Heritage (www.tarot-de-marseille-heritage.com). C’est donc afin de rétablir la vérité traditionnelle, ainsi que de préserver et d’assurer la transmission de ce legs philosophal et artistique que fut réalisé le Tarot de Marseille Edition Millennium ainsi que le projet de réédition des plus beaux Tarots de type «Marseille» historiques, totalement fidèle aux éditions originales.

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Sur quelles bases repose le Tarot de Marseille Edition Millennium ?

     Les Tarots «de Marseille» historiques sont classés par les historiens selon les catégories « Tarot de Marseille de type I » (TDM I) et « Tarot de Marseille Type II » (TDM II). C’est à cette dernière que correspond le Tarot de Marseille Edition Millennium. Le TDM II est une catégorie dont les plus anciens modèles de jeux connus auxquels elle correspond datent du XVIIIe siècle, alors que les plus anciens modèles connus du TDM I datent de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Toutefois, le présent auteur démontre dans son premier livre Le code sacré du Tarot - La Redécouverte de la Nature Originelle du Tarot de Marseille (2011), ainsi que dans le présent ouvrage, que l’origine du Tarot de Marseille «Type II» remonte en fait très probablement à la fin du XIVe ou au tout début du XVe siècle. De plus, les redécouvertes d’ordre structurel du présent auteur démontrent que, si l’on ne peut raisonnablement affirmer que le Tarot dit «de Marseille» (beaucoup furent créé dans d’autres villes, dont les plus anciens connus) est le premier Tarot au sens historique, il est dorénavant clair qu’il en constitue le modèle le plus archétypal, et donc le modèle premier sur le plan purement intelligible (arkhè signifiant «premier» en Grec), c’est-à-dire sur le plan métaphysique, qui est propre au Tarot lui-même, que le présent auteur démontre être conçu comme un modèle analogue symbolique de l’Univers, intégralement généré par la Géométrie Sacrée du Cube de Métatron, diagramme de la Matrice instrumentale du logos –«langage-système» en Grec, ou «Verbe»– de la Création. Pour en savoir plus sur le Cube de Métatron, voir plus bas.

Les principaux Tarots dits « de Marseille » historiques
constituant la base du Tarot de Marseille Edition Millennium sont :

• Pierre MADENIÉ, Dijon (France) 1709
• François HÉRI, Solothurn (Suisse) 1718
• François TOURCATY son, Marseille (France) 1727
• Claude THOMASSET, Morat (Suisse) 1731
• Jean-Pierre LAURENT, Belfort (France)1735
• François CHOSSON, Marseille (France) 1736 (il y a désaccord sur l’année 1672 supposément inscrite sur le II de Denier, qui ne correspond pas à l’historique officiel de ce maître-cartier, ni aux spécificités de ce jeu, caractéristiques du XVIIIe siècle, la feuille d’emballage ayant été déposé à la Chambre syndicale des marchands fabricants cartiers en 1736)
• Jean-Baptiste MADENIÉ, Dijon (France) 1739
• ARNOULT, Paris (France) 1748 (la date officielle du modèle utilisé par Paul Marteau en 1930, acheté par Grimaud à Lequart mais qui a très probablement été produit à l’origine par Lefer, Paris en 1778)
• Pierre CHEMINADE, Serravalle (Italie) 1742
• Rochus SCHAER, Mümliswil (Suisse) 1750
• Claude BURDEL, Fribourg (Suisse) 1751
• Claude ROCHIAS L’héritier, Neuchatel (Suisse) 1754
• François BOURLION, Marseille (France) 1760
• Joseph FAUTRIER, Marseille (France) ±1760
• Nicolas CONVER, Marseille (France) 1760
• François BOURLION, Marseille (France) 1760
• Antoine BOURLION, Marseille (France) 1768
• ARNOUX AMPHOUX, Marseille (France) 1801
• Jacques BURDEL, Fribourg (Suisse) 1813
• François GASSMAN, Geneva (Suisse) 1840
• LEQUART, Paris (France) 1890 (acheté par Lequart à Maurin puis vendu à Grimaud en 1891, mais qui provient très probablement de Lefer, Paris en 1778)

Les Tarots dits «de Marseille» suivants, d’origines et de canons graphiques très différents les uns des autres, ont également été étudiés:

• Jacques VIÉVILLE, Paris (France) 1645
• Jean NOBLET, Paris (France) 1650
• Jean DODAL, Lyon (France) 1701
• Jean-Pierre PAYEN, Avignon (France) 1713
• François HÉRI, Solothurn (Suisse) 1730
• Jean PAYEN, Avignon (France) 1743
• Conrad ISELI, Solothurn (Suisse) ±1750
• François CARRAJAT, Chambéry (France) 1794
• André ARNOUX, Marseille (France) ±1800
• Bernardin SUZANNE, Marseille (France) 1839 En outre, d’autres modèles de cartes de Tarot et de feuilles imprimées non découpées (principalement italiennes) furent analysés comme compléments d’étude indispensables.

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Pourquoi les icônes du Tarot de Marseille Edition Millennium
paraissent être plus petites que dans la plupart des Tarots historiques ?

     La redécouverte de la Matrice de Géométrie Sacrée du Tarot de Marseille a permis au présent auteur de régénérer intégralement ses icônes aussi précisément et fidèlement que possible, par rapport au canon traditionnel des Tarots historiques. La précision de cette Matrice et le fait que le cadre des cartes soit traditionnellement un double carré (cf. Le code sacré du Tarot), a permis à l’auteur de découvrir que les icônes des cartes des jeux historiques connus sont plus ou moins «rognées», c’est-à-dire que le resserrement des cadres a coupé les parties latérales des icônes. Or, sur certains jeux anciens, comme le Jacques Viéville, Paris 1643, ou le François Heri, Solothurn (Suisse) 1718, malgré la dégradation de leur rigueur géométrique, les icônes sont assez respectées dans leur intégrité, et laissent apparaître beaucoup de détails qui ont disparu ultérieurement. Ainsi, dans le Tarot de Marseille Edition Millennium, le cadre ayant été «rouvert», mais la taille des cartes physique étant fixée (approximativement 64x123 mm), les icônes apparaissent, proportionnellement au cadre, plus petites que dans les autres Tarots connus. En regard du Tarot de Marseille Edition Millennium, le rognage des icônes des Tarots historiques saute dorénavant aux yeux. Cette nouvelle édition permet donc de redécouvrir de façon exclusive la beauté des icônes du Tarot de Marseille, restituées autant que possible aujourd’hui dans leur intégrité originelle, grâce à la redécouverte des règles de la constitution géométrique des cartes. Toutefois, plusieurs années furent nécessaires pour que l’auteur fixe définitivement le rapport correct des icônes à leur cadres.

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Pourquoi les noms des cartes du Tarot de Marseille Edition Millennium
comportent-t-ils un "V" à la place du "U" et un "I" à la place du "J" ?

     Alors que les noms des cartes des plus anciens Tarots de Marseille ne figurent aucune apostrophe, les mots ne faisant qu’un comme dans VIIII LERMITE, certains noms furent «réformés» dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, au-delà de la simple modification de l’alphabet, altérant ainsi dramatiquement les dénominations traditionnelles des cartes. À l’analyse, c’est apparemment à partir de l’époque du Tarot de Nicolas Conver, vers 1760, que ces modifications ont été effectuées. En effet, aucun Tarot de type «Marseille» connu de la première moitié du XVIIIe siècle n’est altéré par ses modifications. Pourtant, d’autres Tarots de la fin du XVIIIe siècle, comme le François Bourlion, Marseille 1760, le Arnoux & Amphoux, Marseille 1793, ou encore le Bernardin Suzanne, Marseille 1839, bien qu’ils soient très altérés iconographiquement, ont préservé les noms traditionnels des cartes. Il existe toutefois des cas «hybrides», comme celui du jeu d’André Arnoux, Marseille ±1800, dont les noms comportent des apostrophes, et dont le «U» remplace le «V» sur certaines cartes seulement, les noms traditionnels et leur orthographe ayant été préservés par ailleurs.

Voici la liste complète des modifications des noms traditionnels des 22 Arcanes Majeurs,
en particulier dans le jeu Nicolas Conver 1760 :

. I LE BATELEVR devint I LE BATELEUR
. III LIMPERATRISE devint III L'IMPERATRICE
. IIII LEMPEREVR devint IIII L'EMPEREUR
. VII LE CHARIOR devint VII LE CHARIOT
. VIII IVSTICE devint VIII LA JUSTICE
. VIIII LERMITE devint VIIII L'HERMITE
. XII LE PENDV devint XII LE PENDU
. XIIII TENPERANCE devint XIIII TEMPERANCE
. XVII LESTOILLE devint XVII LE TOILLE (et non LE TOULE) puis XVII L'ETOILE
. XVIII LA LVNE devint XVIII LA LUNE
. XX LE IVGEMENT devint XX LE JUGEMENT.

     Dans le jeu de Nicolas Conver 1760, seuls VI LAMOVREVX, X LA ROVE DE FORTVNE et XVI LA MAISON DIEV ont conservé, pour des raisons inconnues, leur orthographe exacte, laissant croire à plus d’un chercheur qu’un code numérique à base de chiffres romains était présent dans ces trois cartes, ce qui les conduisit à de nombreuses spéculations qui reposent en fait sur des bases erronées. Concernant les Arcanes Mineurs, BASTON devint BATON, DESPEE devint D’ÉPEE, et COVPE devint COUPE. Pour sa part, le Tarot de Marseille Edition Millennium restitue intégralement, en outre du canon structurel et graphique des icônes, les noms et l’alphabet traditionnels de toutes les cartes nommées

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Pourquoi les Arcanes VI LAMOVREVX, XIII (sans nom), et II DE DENIER du Tarot de Marseille Edition Millennium sont-ils inversés en miroir par rapport à la plupart des jeux connus ?

Tout au long de son histoire connue, le Tarot de Marseille présente, dans certaines éditions par rapport à d’autres, des cartes inversées comme reflétées dans un miroir (noms et nombres exceptés). Cette inversion fut autant due au décalquages des moules avec reports de copie inversés, qu’à la fantaisie des graveurs qui n’étaient plus nécessairement initiés aux codes traditionnels du Tarot, alors que la production devint purement commerciale. Parfois, il ne s’agit que de quelques cartes, comme dans le Tarot de Jacques Rochias 1782, parfois il s’agit du jeu entier, comme le Tarot de Jacques Viéville 1643 par exemple. Or, si les cartes des plus beaux exemplaires connus du Tarot de Marseille (très peu sont préservés), comme le Pierre Madenié 1709, le François Tourcaty 1727 et le François Chosson 1736, présentent des orientations identiques, l’étude de l’iconographie et du symbolisme du Tarot de Marseille, approfondie et guidée par la redécouverte de la codification structurelle des cartes dans la Matrice de Géométrie Sacrée, (ainsi que par l’organisation archétypale de la Rota, la Roue du Tarot, ou Table Tarologique), révèle que trois cartes précises sont inversées dans les copies historiques connues. Il s’agit de VI LAMOVREVX, de l’Arcane XIII (qui avait de plus perdu son cartouche vide) et du II de DENIER. Ces trois cartes présentent toutefois une orientation correcte dans des Tarots d’autres types, notamment italiens, et partiellement dans le modèle dit «de Besançon». VI LAMOVREVX fait exception en étant étrangement à moitié à l’endroit et à l’envers dans plusieurs de ces Tarots historiques. Pour voir des exemples de telles inversions, le lecteur est invité à lire Le Tarot de Marseille - Fondamentaux de l'histoire, du symbolisme et de la pratique du Tarot philosophal du présent auteur (2020), à visiter le site de Tarot de Marseille Heritage et à consulter l’Encyclopédie du Tarot de Stuart R. Kaplan (Éd. U.S. Games, 4 volumes). Enfin, la démonstration irréfutable que ces trois lames sont effectivement inversées dans la plupart des Tarots de Marseille connus, et que l’orientation correcte de ces icône est restituée dans le Tarot de Marseille Edition Millennium, sera présentée dans un prochain livre du présent auteur, entièrement dédié à la symbolique traditionnelle des 78 Arcanes.

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Pourquoi l’Arcane XX LE IVGEMENT du Tarot de Marseille Edition Millennium comporte-t-il un «ruban angevin» et non une nuée vaporeuse autour de l’Ange ?

     Le « ruban angevin » (de la ville d'Angers, en Anjou) se retrouve autour de l'Ange de l'Arcane XX LE IVGEMENT sur certains des plus anciens Tarots de Marseille connus, mais appartenant tous à la catégorie Type I (voir plus haut). Nous le trouvons ainsi dans le Tarot de Jean Dodal, Lyon 1701, de Jean-Pierre Payen, Avignon 1713 (tous deux prochainement dans la galerie des Tarots historiques), ainsi que dans des Tarots italiens du début du XIXe siècle, comme le Giacomo Draghi et le Stefano Vergnano. Malheureusement, nous ne le trouvons sur aucun des rares Tarots de Marseille de Type II connus, catégorie à laquelle appartient le Tarot de Marseille Edition Millennium. Toutefois, le fait que le ruban angevin était bien présent à l'origine dans ce modèle de Tarot, et que la nuée vaporeuse, pour sa part, fut une modification tardive, implémentée à partir du XVe siècle, ne fait aucun doute. En effet, l'AS de BASTON et l'AS DESPEE présentent tous deux ce ruban angevin, et non une nuée vaporeuse. Or, outre le fait que, dans la symbolique populaire du Moyen Âge, ces deux cartes et l'Arcane XX LE IVGEMENT représentent toutes trois une comète (autrefois interprétée comme la manifestation de la puissance divine et comme messager céleste), ces trois cartes expriment également la conjonction des quatre Éléments, dont résulte Quintessence, c'est à dire le plan spirituel transcendant. L'Arcane XX LE IVGEMENT est en effet relié, dans l'organisation archétypale de la Rota ( Cf. Le code sacré du Tarot) à la Coupe et aux Denier (formant ainsi le carré élémental), et l'AS de BASTON et l'AS DESPEE se confondent symboliquement dans l'Arcane XXI LE MONDE, lequel figure l'homme universel ou enfant philosophal, auquel XX LE IVGEMENT donne naissance. Cette relation symbolique, trop complexe pour être exposée ici en détail, sera présentée dans un livre futur du présent auteur.
     Par ailleurs, ce qui permet également d'affirmer que le ruban angevin était certainement présent à l'origine dans le Tarot de Marseille type II, est le fait que ce dernier, comme le démontre le présent auteur dans l'introduction de son livre Le code sacré du Tarot, date du XIVe siècle, époque où les nuées célestes étaient encore représentées par le ruban angevin, et non par une nuée vaporeuse. Celle-ci se caractérise en effet par un réalisme naturaliste qui s'est effectivement imposé en Europe à partir du XVe siècle. En effet, certaines gravures de cette époque montre bien ces mêmes allégories avec des nuées vaporeuses. Voici pour exemple deux gravures des devises héroïques de Claude Paradin, datant du XVIe siècle, qui nous montrent bien que, dès lors, la nuée vaporeuse avait remplacée le ruban angevin, probablement considéré alors comme étant « passé de mode ». Par ailleurs, ceci montre bien que si, dans le Tarot de Marseille, les rubans angevins de l'As de Baston et de l'As d'Espée n'ont pas été remplacés, à la différence de celui de l'Arcane XX LE IVGEMENT, c'est parce-que déjà, au XVIIIe siècle, les Arcanes mineurs étaient considérés comme étant de moindre valeur. Cette « modernisation » ne s'est donc effectuée qu'au niveau des Arcanes majeurs, sur lesquels se porte toute l'attention en premier lieu.
     Enfin, pour le Tarot de Marseille Edition Millennium, le présent auteur réalisa initialement l'Arcane XX LE IVGEMENT avec la nuée vaporeuse, telle qu'on la trouve sur les Tarots de Marseille de référence de type II connus. C'est par la suite qu'il compris que le ruban angevin était bien la forme première de cette nuée, et qu'il était forcément présent à l'origine dans les Tarot de Marseille de Type II. Mais comme le dit le proverbe chinois « une image vaut mille mots », et c'est encore la comparaison des deux versions de cette carte, flanquées chacune de l'AS de BASTON et l'AS DESPEE, qui achève de démontrer que la nuée vaporeuse est bien une altération du canon traditionnel du Tarot de Marseille. Cliquez ici pour voir la version avec la nuée, et cliquez ici pour voir celle avec le ruban angevin. Il saute certainement aux yeux de tous que la version avec la nuée vaporeuse présente une incohérence graphique avec les deux autres cartes, mais également une inconsistance formelle. Dans la version avec la nuée vaporeuse et sans les flammèches, l'ange semble en effet figé, et le vide laissé par leur absence est frappant. Par ailleurs, les rayons passant derrière l'étandard sont incohérents, ceux-ci se chevauchant si on les prolonge, signe également qu'une modification grossière fut effectuée. À l'inverse, la version avec le ruban angevin et les flammèches est complète et équilibrée, animée, vivante, et exprime bien la dimension « dramatique » de cet Arcane majeur, en gardant à l'esprit que cette carte, tout comme l'AS de BASTON et l'AS DESPEE, représente traditionnellement une comète, comme le prouvent des gravures d'époque, dont celle-ci. Nul doute que peu de temps sera nécessaire au lecteur pour qu'il réalise par lui-même qu'en effet, la suppression du ruban angevin et des flammèches fut bel et bien une altération importante, et que leur restitution était nécessaire pour régénérer le canon traditionnel du Tarot de Marseille.

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En quoi le Tarot de Marseille Edition Millennium
respecte-t-il la tradition des maitres cartiers ?

     Le Tarot de Marseille Edition Millennium est intégralement réalisé dans la géométrie sacrée du Cube de Métatron, que le présent auteur démontre être non seulement la matrice intégrale du Tarot de Marseille, mais également la source de l'ensemble de la science et de l'art sacré traditionnels, les secrets géométriques du Tarot ayant été connus de certains maîtres cartiers et graveurs jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Bien qu'il fut réalisé sur ordinateur (en pure géométrie vectorielle), le Tarot de Marseille Edition Millennium est réalisé selon les « règles de l'art » traditionnelles du Tarot de Marseille. Par ailleurs, l'auteur, infographiste professionnel, fut formé aux arts graphiques traditionnels à Paris à la fin des années 80, ainsi qu'à l'infographie professionnelle dans les années 90, et travailla un temps en imprimerie. Enfin, le Tarot de Marseille Edition Millennium fut entièrement réalisé à Marseille, ville ayant compté un très grand nombre de maîtres cartiers, dont certains ont réalisé des Tarots de référence, que l'on peut admirer dans la galerie des Tarots historiques de référence du présent site. L'auteur, né dans l'Oise, ayant vécu et travaillé à Paris jusqu'en 2001 quand il est venu s'installer à Marseille, a pu ainsi puiser à la source d'une tradition séculaire (millénaire ?), ainsi que celle d'un héritage antique, cette ville étant en effet plus ancienne de France, fondée par les Phocéens (cette ville fut originellement nommée Massalia), il y a plus de 2600 ans. Le Tarot de Marseille Edition Millennium s'inscrit donc légitimement dans la tradition authentique du Tarot de Marseille, et perpétue, par le médium de l'infographie et non plus du bois de poirier (traditionnellement utilisé pour graver les moules des cartes, ce bois étant très fin et très dur), l'héritage des Anciens au début du IIIe millénaire, dont le changement de paradigme scientifique et philosophique permet de redécouvrir cet extraordinaire legs initiatique.

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Qu’est-ce que la géométrie sacrée et le Cube de Métatron,
matrice intégrale du Tarot de Marseille ?

     La géométrie sacrée, à la différence de la simple géométrie, est considérée comme telle en tant que géométrie matricielle archétypale à la racine de toute chose, du microcosme au macrocosme, constituant l'expression du Logos universel (langage-système en grec) de l'ensemble de la Création. Le mot Grec arkhè, origine du mot archétypal, désigne en effet le « principe originel », ou « principe primordial gouvernant, commandant » (cyber/kuber en grec, relié à kýbos, le cube) à la racine de toute chose. Le Cube de Métatron, en tant que diagramme de l'hypercube, matrice hyperdimensionnelle dont chacune des parties est similaire à la totalité, constitue ainsi la structure matricielle instrumentale de l'ensemble de l'Univers en tant qu'unité dynamique, laquelle s'exprime ultimement par le vortex toroïdal, ou torus, et l'hypersphère englobant le tout. Les aspects géométriques, mathématiques et métaphysiques des archétypes géométriques de cette matrice, connue depuis la plus Haute Antiquité, furent décrits originellement par Pythagore (580-497 av. J.-C.), Platon (427-346 av. J.-C.), Aristote (384-322 av. J.-C.) et Euclide (325-265 av. J.-C.).

De la Monade au Cube de Métatron, diagramme isométrique du Tesseract, matrice cosmologique universelle

     Plus de quinze siècles plus tard, il fut décrit par Leonardo Pisano (Italie 1175-1250), plus connu sous le nom de Leonardo Fibonacci, célèbre pour le « cube de Fibonacci » et une suite éponyme assimilée au Nombre d'or. C'est Leonardo Fibonacci qui aurait le premier démontré que le Cube de Métatron constitue la matrice des cinq volumes géométriques archétypaux, les solides dits « de Platon », ainsi nommés car il furent évoqués (avec leur correspondance au cinq Éléments) pour la première fois par Platon dans le Timée.

Les cinq solides de Platon en vue isométrique dans le Cube de Métatron, et en perspective dans l’espace

     En ce qui concerne le Tarot, la matrice cosmologique du Cube de Métatron définit à la fois le nombre de toutes les cartes, les différents groupes que celles-ci constituent, ainsi que l'interrelation de ces cartes et de ces groupes entre eux. Elle définit de même leurs dessins, leurs couleurs, leur cadrage, ainsi que les lettres avec lesquelles leurs noms sont composés. Contrairement aux autres modèles de Tarot à 78 cartes (modèles dit « Vénitiens »), comme les jeux italiens de la Renaissance (du XVe au XVIIe siècle) ou le Tarot dit « de Besançon » (du XVIIIe au XIXe siècle), tous les aspects du Tarot dit « de Marseille  » (type II) sont générés par cette seule et même structure matricielle, comprise holographiquement dans chacune de ses parties, lesquelles l'expriment à leur tour dans ses multiples aspects. C'est là l'unicité du Tarot de Marseille : le fond et la forme ne font qu'Un, l'ensemble exprimant un code cosmologique universel dont les multiples aspects sont sous-jacents à l'ensemble de notre vie et de notre évolution. Le Tarot de Marseille constitue ainsi le modèle de Tarot le plus archétypal, et donc le plus originel, ou primordial (arkhè en grec) sur le plan métaphysique, lequel lui appartient en propre, le Tarot de Marseille constituant ultimement un modèle analogue de l'Univers, articulation symbolique de l'arbre logique de la Connaissance.

IIII LEMPEREVR du Tarot de Marseille Edition Millennium au sein de la géométrie sacrée de l’Arcane

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Vidéos sur la géométrie sacrée, la Fleur de Vie et le Cube de Métatron

     Afin de mieux comprendre la nature et les implications métaphysiques de la géométrie sacrée, voici quelques videos (à regarder de préférence en plein écran et avec le son) présentant la genèse métaphysique de l'Univers, le Cube de Métatron en étant la matrice cosmologique archétypale. Pour découvrir en quoi précisément le Tarot de Marseille est généré par cette matrice hyperdimensionnelle, et en quoi le Tarot de Marseille constitue une codification structurelle et symbolique de la vie (incluant l'ADN) et de l'Univers, le lecteur est invité à se reporter à l'ouvrage du présent auteur Le code sacré du Tarot - La redécouverte de la nature originelle du Tarot de Marseille.

Le Cube de Métatron, la Fleur de Vie et les solides de Platon imbriqués

Autre animation du Cube de Métatron, de la Fleur de Vie et des solides de Platon imbriqués

Animations du Torus ou vortex toroïdal, nature ultime de la Rota du Tarot de Marseille

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